L'étoile Thêta 1 Orionis c (située dans M42 la nébuleuse d' Orion) se caractérise par l'émission de puissants vents stéllaires. Le Soleil, lui aussi, émet des flux de particules chargées que l'on nomme: vent solaire (responsable des aurores boréales) Notre étoile éjecte ce flot de particules  à une vitesse moyenne de 450 km/s . Orionis c  produit des vents stellaires 100 000 fois plus puissants, avec une perte de masse beaucoup plus importante et le tout à une vitesse d'environ 1000 km/s . Constitués de particules chargées , ces vents influencent l'espace alentour en repoussant au loin les poussières et les gaz de la nébuleuse d'où l'étoile est née. La lumière d'une étoile et ses vents crééent autour d'elle une bulle de vide: que l'on nomme pour le Soleil, l'héliosphère et le bord de cette bulle s'appelle l'héliopause..... Pour notre étoile, elle est distante de 17 heures lumière ( 1,08 milliard de km en une heure à C.)    Orionis c crée elle aussi une bulle de vide avec ses vents , mais elle est beaucoup plus étendue puisque sa limite est estimée à 6,5 années-lumière (plus loin que proxima du centaure pour le Soleil)     Ainsi quand une étoile massive apparaît dans une nébuleuse, elle chasse au loin le résidu de matière qui lui a donné naissance et on estime à 2600 masses solaires de matière déplacée  à la vitesse de 13 km/s par les vents stellaires de l'étoile en question. Toutefois, cette masse est répartie sur le pourtour de cette bulle de 13 années-lumière de diamètre ce qui réduit la densité de matière interstellaire . La densité de matière est la condition première de l'effondrement gravitationnel (en négligeant la force de Van der Waals) nécéssaire à la formation d'étoiles. Ainsi, ces vents stellaires déchirent le nuage créateur empêchant toute nouvelle formation d'étoile.     Non content de chasser la matière, ces vents augmentent les turbulences dans le nuage avec pour résultat, que le gaz bouge dans tous les sens empêchant ainsi la création de zones denses qui pourraient s'effondrer sous l'effet de la gravité ......

Il semblerait, donc, que les vents des étoiles massives (et pas qu'eux, mais ce sera un autre sujet) aient un rôle de contrôle des naissances sur la formation de nouveaux astres et soient l'un des piliers de la dynamique du milieu interstellaire. Une autre conséquence est que si les vents stellaires de l'étoile nettoient tout sur leur passage, quand cette dernière finira en supernova (c'est une étoile massive, bien entendu) le gaz interstellaire sera si loin d'elle,

téléchargement (6)

images (1)

que finalement, l'influence dynamique de l'explosion sera moins importante que ce qui était considéré dans les simulations classiques .....  De quoi modifier les modèles actuels d'évolution du milieu interstellaire ? Potentiellement selon certain scientifiques ..... à suivre .....